Réalisation
Benjamin Altur-Ortiz

Durée : 52'

 

Support : Béta Num
Langue disponible : VF
Année : 2000

 
Devant un film de Chaplin, de jeunes infirmes se confient et se dévoilent, livrent leurs rêves et leurs espoirs et deviennent alors plus proches de nous…
 

SYNOPSiS
Le centre Madeleine Fockenberghe accueille des jeunes infirmes moteurs cérébraux. Un groupe d’adolescents de 14 à 18 ans est formé pour visionner un film et livrer leurs interprétations. En débattant sur le film, ces jeunes handicapés en viennent finalement à parler d’eux-mêmes.
Parallèlement, cinq d’entre eux acceptent de se prêter au jeu du portrait, retraçant ainsi leurs personnalités et l’univers dans lequel ils vivent. Alternant les débats et les portraits, ce film veut aider à mieux connaître ces jeunes infirmes, pour mieux les comprendre. Le cinéma apparaît comme un simple prétexte pour découvrir la vie de ces enfants si différents, mais dont les rêves et les espoirs les rendent plus proches de nous.


NOTES DE PRODUCTION
Le titre du film est directement lié à l'étymologie du mot " handicap ", " Hand in cap " qui signifie en anglais " la main dans le chapeau ". C'est aussi une série de correspondances comme le chapeau de Charlot ou celui du magicien, un rappel à l'enfance.
" The Kid " a été choisi en raison de ces codes, compréhensibles par leplus grand nombre, mais aussi parce que c'est un film sur l'enfance, abordant des thèmes chers au réalisateur : la famille, l'abandon, l'exclusion...

Pour retrouver l'ambiance du cinéma et son pouvoir d'identification, le film de Chaplin a été projeté sur un écran blanc, dans une salle obscure. L'identification des jeunes spectateurs a été immédiate, ceux-ci passant rapidement du rire aux larmes. Parallèlement à la projection et au débat qui suivit, plusieurs enfants se sont livrés lors de portraits tournés en 16mm et noir & blanc, avec une caméra sur travelling. Il semblait important de faire un vrai travail de photo sur ces jeunes, de les immortaliser comme le fut Jackie Coogan en 1921, grâce au côté éternel de la pellicule et intemporel du noir et blanc.

A l'origine du projet, Alain Bordier, comédien, a consacré beaucoup de temps aux enfants du centre, pour lesquels il a animé des ateliers pendant plusieurs années. C'est lui qui, pendant le tournage d'un court-métrage, a proposé à Benjamin Altur-Ortiz de réaliser un document sur ces enfants.
L'équipe de tournage a été très émue par l'accueil exceptionnel qui lui a été réservé, et la confiance qui lui a été accordée de la part des enfants. Entourant le réalisateur, Marine Delcourt, à l'image et Vincent Piponnier, au son, ont été particulièrement sensibilisés par le sujet, nouant des rapports complices avec les enfants.