SYNOPSiS
Le
centre Madeleine Fockenberghe accueille des jeunes infirmes
moteurs cérébraux. Un groupe dadolescents
de 14 à 18 ans est formé pour visionner
un film et livrer leurs interprétations. En débattant
sur le film, ces jeunes handicapés en viennent
finalement à parler deux-mêmes.
Parallèlement, cinq dentre eux acceptent
de se prêter au jeu du portrait, retraçant
ainsi leurs personnalités et lunivers dans
lequel ils vivent. Alternant les débats et les
portraits, ce film veut aider à mieux connaître
ces jeunes infirmes, pour mieux les comprendre. Le cinéma
apparaît comme un simple prétexte pour
découvrir la vie de ces enfants si différents,
mais dont les rêves et les espoirs les rendent
plus proches de nous.
NOTES
DE PRODUCTION
Le
titre du film est directement lié à l'étymologie du
mot " handicap ", " Hand in cap " qui signifie en anglais
" la main dans le chapeau ". C'est aussi une série de
correspondances comme le chapeau de Charlot ou celui
du magicien, un rappel à l'enfance.
" The Kid " a été choisi en raison de ces codes, compréhensibles
par leplus grand nombre, mais aussi parce que c'est
un film sur l'enfance, abordant des thèmes chers au
réalisateur : la famille, l'abandon, l'exclusion...
Pour retrouver l'ambiance du cinéma et son pouvoir d'identification,
le film de Chaplin a été projeté sur un écran blanc,
dans une salle obscure. L'identification des jeunes
spectateurs a été immédiate, ceux-ci passant rapidement
du rire aux larmes. Parallèlement à la projection et
au débat qui suivit, plusieurs enfants se sont livrés
lors de portraits tournés en 16mm et noir & blanc, avec
une caméra sur travelling. Il semblait important
de faire un vrai travail de photo sur ces jeunes, de
les immortaliser comme le fut Jackie Coogan en 1921,
grâce au côté éternel de la pellicule et intemporel
du noir et blanc.
A l'origine du projet, Alain Bordier, comédien, a consacré
beaucoup de temps aux enfants du centre, pour lesquels
il a animé des ateliers pendant plusieurs années. C'est
lui qui, pendant le tournage d'un court-métrage, a proposé
à Benjamin Altur-Ortiz de réaliser un document sur ces
enfants.
L'équipe de tournage a été très émue par l'accueil exceptionnel
qui lui a été réservé, et la confiance qui lui a été
accordée de la part des enfants. Entourant le réalisateur,
Marine Delcourt, à l'image et Vincent Piponnier, au
son, ont été particulièrement sensibilisés par le sujet,
nouant des rapports complices avec les enfants.